Le loup arrive dans la Loire

Suite à l’attaque d’une brebis la nuit du 26 au 27 février à Saint Pierre de Bœuf dans le parc du Pilat, L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et la Louveterie Départementale se sont rendus sur place pour un constat.

Après évaluation des morsures et analyse d’un piège photo, ils ont conclu à une attaque de loup.

On savait qu’il allait arriver , il est présent dans de nombreux départements voisins et en croissance exponentielle en France : effectif estimé : 292 loups fin d’hiver 2015/2016 ; 360 loups fin d’hiver 2016/2017.
Il y avait 31 zones de présences permanentes en 2013, 62 fin novembre 2017 ce qui entraîne une augmentation des dossiers de demande de moyens de protections : 246 en 2004, 2487 en 2017.

Régulation des loups

Et ceci sans réduction des dommages sur les troupeaux d’où l’objectif du plan loup 2018/2023 : baisser la prédation en augmentant les prélèvements ciblés, en fonction des dégâts sur les troupeaux, ce que fait la brigade d’intervention de l’ONCFS avec des résultats qui font baisser la prédation et permet un soulagement de l’éleveur concerné .
Ce moyen reste l’avancée majeur du plan loup 2013/2017 et devrait être généralisé dans l’ensemble des départements prédatés.
Les tirs de défense autorisés ont permis un prélèvement de 3 loups par les éleveurs en 2017, mais ces derniers se sont retrouvés sans autorisation à partir de juin (plafond atteint ) donc sans pouvoir protéger leurs troupeaux.
Le piégeage a aussi fait preuve de son efficacité (parc du Yellowstone ) : un loup est capturé à proximité d’un troupeau, pucé puis relâché . S’il revient , il est prélevé. Le recours à ces piégeurs agréés est une solution peu coûteuse, efficace et rejoint l’idée de dire il faut supprimer les loups « déviants »,  remettre la peur au loup.

Stopper sa progression

Aujourd’hui le loup, protégé par la convention de Berne, n’a plus de prédateurs ce qui fait qu’il se rapproche des zones utilisées et habitées par l’homme.

Quelle cohabitation ?

Cette présence dans la Loire nous inquiète beaucoup, nous qui avons de nombreuses « petites troupes » de moutons en pâture sur des grands espaces, comment gérer sa présence ?
Comment nous éleveurs, n’allons pas être en stress permanent ?
Nous devons trouver rapidement des solutions pour stopper sa progression.
Nous attendons une réaction rapide de la part des autorités de l’état et seront attentifs au déploiement des mesures permises par le plan loup dans la Loire.

Pierre Yves Méchin paysan à Chalmazel