COPIL Bio Savoie-Mont-Blanc

Le Conseil régional a adopté, en novembre 2016, un plan de développement de l’Agriculture Biologique. Présidés (supp) par la Région, animés par les chambres départementales d’agriculture le premier comité de pilotage départemental de ce plan s’est tenu le 7 mars dernier dans l’avant pays Savoyard. La conf y était.

Autour de la table les différents acteurs de la filière agricole des Savoie sont là pour débattre de l’agriculture biologique avec Jean-Pierre TAITE, vice-président délégué à l’agriculture, à la viticulture et aux produits du terroir. La région a débloqué 20 millions d’euros par an pour le développement de l’Agriculture Biologique et souhaite atteindre 30% de bio dans notre région d’ici à cinq ans1. Ils nous ont noyé de chiffres, de tableaux, pour illustrer, les résultats de ces investissements, sur la performance, la compétitivité et la rentabilité. Tout ça pour de nouveau déboucher à l’export. Nous disons Attention à ne pas reproduire les schémas actuels qui mènent les paysans dans le mur. N’oublions pas que l’Agriculture Biologique ne peut pas être appréhendée uniquement par le prisme de l’argent et du marché mais qu’elle représente aussi une démarche et une réflexion pour une agriculture différente, à taille humaine et dans le respect des animaux et des paysans qui y travaillent. Avec l’Adabio nous dénonçons la suppression de l’aide au maintien à l’agriculture biologique, et la diminution de la durée de l’aide à la conversion pourtant reconnues pour leur nécessité. La région se justifie sur l’incertitude, à estimer l’évolution des installations et des conversions en Agriculture Biologique et redoutent de ne pas réussir à tenir leurs engagements ou à maîtriser le budget.
A quoi vont servir ces 20 millions d’euros ? Selon moi, ils veulent surtout industrialiser l’Agriculture Biologique pour répondre à la demande des grandes surfaces et des industriels de l’agroalimentaire, toujours au détriment des paysans. Nous devons rester très vigilants et mobilisés sur ce dossier pour ne pas que l’agriculture de demain se fasse sans paysans.
1 objectif atteignable sans rien changer vu le taux de conversion actuel

En chiffre

le bio dans notre région c’est : 7,3 % des exploitations, 5 % de la S.A.U., 10,8 % des emplois agricoles, et environ 2 % des aides de la P.A.C..

Benjamin LOIZON, paysan à St François de Sales