Besoin d’air frais

Même si une exception peut exister ici ou là, il faut changer l’air vicié des chambres. Cet air sent le 20ème siècle et ses idées productivistes qui détruisaient tout sur leur passage.

L’agriculture doit passer à l’ère post industrielle.

Finis les fermes des 1000 vaches, les immenses ateliers déconnectés du sol, les régions hyper spécialisées, la mécanisation à tout crin, la chimisation de l’agriculture qui confond sol et paillasson et détruit tous les auxiliaires indispensables, ces serres immenses où l’on fait pousser des tomates où des fraises dans des solutions d’eau dopée à la chimie, cette agriculture sans paysan où l’on gave les meilleures terres de fortes subventions…

Garons sur une ère tous ces irresponsables co-gestionnaires éblouis par leur pouvoir, mus par la seule envie de garder le pouvoir oubliant au passage les paysans et les besoins de leurs mandants. Laissons les errer au milieu de leurs algues vertes et de leur suffisance. Laissons ces marionnettes de l’industrie agro-chimique réciter leurs incohérences qui hypothèquent chaque jour un peu plus l’avenir de leurs enfants.

Robotisation et digitalisation seraient l’avenir de l’agriculture ! Et l’élimination des paysans couplée à la baisse des cotisations sociales seraient l’aboutissement de la modernité !

Changer l’air qui asphyxie la réflexion ne suffira donc pas.

L’aveuglement qui dissimule les dérives de leur idéologie et la surdité qui les empêche d’entendre les attentes de la société demandent en plus du courant d’air un grand coup de balai…
Effarant de voir tous ces élus régionaux de la fnsea voter contre ou s’abstenir sur une motion demandant une plus forte régulation des sangliers au prétexte que cette proposition émanait des responsables Confédération Paysanne !
Incompréhensible cette proposition de la fnsea et des ja qui veulent interdire aux paysans en devenir d’accéder aux financements VIVEA hors démarche PPP. Les imbus du pouvoir et obsédés de la concentration des terres s’opposent donc par tous les moyens au renouvellement des paysans et à l’émergence d’autres agricultures !
Une tempête va passer. Soit elle va virer un système qui est à bout de souffle soit elle détruira l’essence même de notre métier et les paysans.
A chacun son choix. Soit il ou elle ira voter pour les syndicats du passé, soit il embrassera l’avenir avec la Conf.

Et si nous décidions de prendre un bol d’air frais, un vent d’air neuf

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Politique agricole