LAP 5 – Avril 2018

Accéder au pdf du journal Ici

1 ligneux, 2 ligneux, 3 ligneux…

Le mois de mai approchant, les paysans qui utilisent des surfaces pastorales ne comptent plus les moutons pour s’endormir mais plutôt la bruyère, les plants de myrtilles, les genêts : insomnies assurées !
En effet, ils se demandent depuis combien d’années ils n’ont pas fait leur déclaration Pac simplement comme le ferait un céréalier en plaine. C’est à dire sans se poser les questions s’ils ont bien appliqué les proratas et retirés suffisamment de surfaces admissibles, s’ils ont bien déduit les végétaux de la liste négative, si ceux de la « liste positive » n’ont pas trop poussé et dépassé la taille réglementaire, si le code Pac qu’ils utilisent n’a pas été supprimé pour leur département ou s’il le sera l’année suivante remettant ainsi en cause leur contrat M.A.E.C.…
Une fois la déclaration signée, arrive le stress du contrôle. Non pas que les paysans pensent avoir triché, mais les contrôles sur ces types de surfaces très hétérogènes sont fonction de l’appréciation du contrôleur. Trop souvent le point de vue d’un éleveur voyant son troupeau profiter des nombreuses ressources que lui offrent ses parcours ne sera pas le même qu’un contrôleur venant sur le terrain, généralement à contre saison.
Bref, une vraie galère et pour quelle reconnaissance ?
Pourtant, un champ de maïs si facile à contrôler profite à qui, sinon au paysan qui l’exploite ? Alors que les paysans qui entretiennent ces surfaces pastorales difficiles, protègent les maisons des incendies, préservent le tourisme en maintenant des paysages ouverts, entretiennent des milieux naturels où vivent des espèces protégées et avant tout, proposent des produits de qualité qui bien souvent font la renommée de nos régions.
Cette année 2018 a débuté avec une victoire syndicale, fruit d’une année de lutte pour la reconnaissance par le ministère de ces surfaces pastorales. Mais cette victoire sera totale lorsque ces éleveurs pourront enfin faire leur déclaration Pac sereinement, sans craindre un changement soudain de politique qui mettrait à nouveau leur ferme en péril et qu’ils pourront recommencer à compter les moutons et dormir sur leurs deux oreilles.

Guillaume Vialette, paysan à Sauvain (42)

Sommaire

Conf’Aura

  • Calamité informatique
  • L’AG ou le bourgeon des pétales de l’Agriculture paysanne
  • Retraites : blocage gouvernemental

Savoie

  • Assemblée générale 2018
  • Dynamique foncière dans le vignoble

Haute-Savoie

  • De l’herbe pour le reblochon
  • Borly II : cela se joue cette année !

Dossier

  • PAC : comprendre le second pilier

Loire

  • La biosécurité en élevage de volailles : se préparer pour résister
  • Le loup arrive dans la Loire

Puy-de-Dôme

  • Assemblée générale 2018
  • Subvention bâtiment petits ruminants

Isère

  • Rendez-vous à Beaucroissant !
  • Le retour des Patates de la Conf’ !

Agriculture Paysanne

  • La veille foncière : Un outil au service de l’installation

Portrait de ferme

  • Paysan à la conf’ et en filière longue